C’est mieux que rien.

En grande discussion, alors que nous parlions de territoires, de déplacement d’une ville à l’autre, d’une capitale à l’autre, mon interlocuteur me dit :

 

« Il y a la ville, la banlieue, RIEN, la banlieue, la ville »

C’est peut-être pour cela que l’on fait en sorte de traverser ces zones vides le plus vite possible. Le train à grande vitesse (est il jamais à petite vitesse) a ce don de transformer un pays, ses plaines, ses collines, ses grandes rivières, ses petits ruisseaux, ses arbres, ses herbes, ses chevreuils, ses sangliers, ses grenouilles, ses carpes, etc, en RIEN dans le pire des cas, en paysage dans le moins pire.

Tous ces pays traversés sont pourtant bien vivants, encore aujourd’hui, pas seulement vivants d’employés cherchant un peu de quiétude et d’espace, vivants aussi de paysans, d’artisans, d’artistes, de commerçants…. Il est important de les montrer, de les garder vivants.

Départ bientôt pour l’Aveyron et ses éleveurs de vaches.

Photo : Matinée de gel dans une campagne déserte.