C1TTE – Série 3 : C’est encore loin la mer ?

Projet artistique


Une exploration géographique, paysanne, culinaire et radiophonique

Il s’agit de partir vers la mer pour rencontrer les pêcheurs à pied et en bateau, les ostréiculteur et autres pêcheurs. Encore faut-il arriver jusqu’à la mer, c’est-à-dire parcourir le chemin qui m’y emmènera. J’ai choisi d’y aller à vélo, outil de déplacement pratique pour porter ses bagages, suffisamment lent pour permettre les rencontres impromptues, suffisamment rapide pour aller à la rencontre de personnes prévues.Les dénivelés sont évités, comme l’eau, même si l’envie de croiser certains producteurs incitent à remonter les pentes.

Il faut donc larguer les amarres et rien n’est plus naturel que de le faire de chez soi. Après tout, en vivant dans le Gers, et sans jamais avoir habité en “bord de mer”, le mouvement vers la mer est un mouvement que j’ai toujours connu. Être à la mer passe donc, dans mon cas, par aller à …. Et aller à la mer, c’est un peu suivre l’eau dans sa course vers le point le plus bas. Dans ce sens, il eut été préférable de suivre la Garonne qui assemble toutes les molécules d’eau rencontrées sur son chemin vers des points de plus en plus bas jusqu’au niveau zéro, celui de l’océan. Mais j’ai pris une voie plus étrange et largement anthropisée en cédant au canal du midi pour rejoindre la méditerranée.

 


 

Étape 1 et 2 : Du Gers au lac de Ganguise.

Après avoir quitté le Gers sans rencontrer les crevettes espérées et rejoint Toulouse, je prends l’itinéraire du canal du midi pour y croiser une daurade sortie du lit du canal avant de discuter avec Frédéric du restaurant survivant “La dînée”.

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Étape 3: Du lac de Ganguise à Chalabre

Bifurcation pour prendre la direction de la vallée de l’Agly à deux jours de vélo. À quelques kilomètres du départ après avoir survolé le lac de Ganguise, je rencontre Christophe, éleveur de vaches installé avec son fils en GAEC (Pech Biau) et leurs vaches.Ils dominent le paysage. Figurez-vous qu’il refuse de donner des céréales pour nourriture. Soi-disant que ces dames préfèreraient l’herbe de la prairie. Une belle rencontre qui donnerait envie de rester là. Mais il faut continuer vers les montagnes et le lac de Montbel.

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Étape 4: De Chalabre à Bugarach

C’est l’étape la plus inquiétante pour mon petit entraînement de grimpeur puisqu’il faudra encore contrer le courant naturel de l’eau vers les vallées pour se hisser vers les hauteurs tel un saumon qui revient à son lieu de naissance pour y frayer. Après avoir quitté la vallée et parlé pommes (producteur La Galante) , je remonte une colline pour atteindre le col de Tougnets à partir duquel je descendrai en suivant le Faby qui se jette dans l’Aude puis après Couiza, je remonterai cette fois la Sals jusqu’à Rennes les Bains, puis la Blanque qui prend sa source au-dessus de Bugarach. C’est là, dans Bugarach, que je rencontre le boulanger-conteur Dominique.

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Étape 5: De Bugarach à la vallée de l’Agly

De Bugarach, après une petite montée jusqu’au col de linas situé à 667 mètres, une grande descente m’attend qui durera jusqu’à Saint-Paul-de-Fenouillet, la destination finale du jour. Je file dès le col le long de l’Agly. la source de l’Agly vient d’une grotte puis elle bifurque tout droit dans le massif des Fenouillèdes… je la suis sur mon biclou tout près, avant qu’elle ne décide de s’enfoncer dans les profondeurs des Georges de Galamus… puis j’arrive à Saint-Paul pour parler de l’eau, des nuages, de neige et de glaces avec Mathieu et Vanessa du domaine viticole Le Mas de la Lune.

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