Le vigneron berger

J’attendais de le rencontrer depuis longtemps. Cet homme que j’avais croisé il y a déjà quatre ans dans un salon qui devrait être celui de l’ivresse. La première fois que je le rencontrais, du côté d’Angers,  j’avais d’abord vu ses bouteille uniques: des bulles de vert soufflées à la bouche, puis sa voix joyeuse, ses gestes tournoyant autour des verres. Il m’avait alors dit, tout est fait main… et même bouche !
Je goûtais, c’était bon…mais il y avait plus que cela ! Plus que seulement ce produit qui flattait mes papilles. Il fallait s’y rendre, comprendre ce bout de terre où il avait élu domicile. Un chaos de pierre ou poussaient des vignes difficilement. Je retrouvais les rayures des plantations qui servaient d »illustration à son domaine.

Il y a le soleil et le vent, souverains, il y a la terre, pauvre partout. Il y a les plantes qui souffrent. Il y a les brebis qui cherchent l’herbe sans repos.  Et enfin il y a l’homme qui observe et enfonce cet outil primitif, le xadic, dans la terre comme cela se faisait encore il y a moins d’un siècle.

xadic


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